Solidarité féministe

Décembre 2014

 

Pour information ! En Algérie

Campagne contre les Violences Faites aux Femmes 2014

8ème édition 25 Novembre – 25 Décembre

 

L’AFEPECAssociation Féministe pour l’Epanouissement de la Personne et l’Exercice de la Citoyenneté


L’AFEPEC organise la 8ème édition de sa campagne contre les violences faites aux femmes, en partenariat avec des cllectifs de jeunes; une trentaine d’associations sont partenaires de cette campagne organisée dans 9 wilayas ( Oran, Sidi Bel Abbès, Mostaganem, Tiaret, Alger, Tizi Ouzou, Béjaïa, Batna et Annaba) et durant un mois du 25 novembre au 25 décembre 2014.

STOP aux Violences Faites aux Femmes et à l’Impunité !

Une campagne internationale de lutte contre les Violences Faites aux Femmes (VFF) est organisée chaque année et débute le 25 novembre, Journée internationale symbolisant cette lutte.

Malgré les grands progrès enregistrés dans le monde et les multiples mesures prises visant à réduire, condamner et éliminer ces violences, celles-ci continuent à s’exercer dans l’espace privé et l’espace public.

Cela montre les limites des réponses et solutions et la nécessité de repenser l’intervention et l’action concertée de toutes les institutions et organisations concernées par l’élimination de ces violences.

Le plus grand nombre de violences a lieu dans l’espace familial et, dans l’espace familial, c’est le conjoint qui commet le plus de violences.

La violence conjugale se présente sous plusieurs formes : violences physiques,psychologiques et verbales, agressions sexuelles, contrôle des finances personnelles…

L’AFEPEC se félicite de l’adoption du projet de loi initié par les associations, par le Parlement et le Gouvernement.

Si l’AFEPEC s’est inscrite dès 1996 (il y a 18 ans) dans cette campagne, en célébrant la Journée du 25 novembre, c’est en 2007 qu’elle organise sa première campagne avec des jeunes d’Oran, de Mostaganem et de Sidi Bel Abbès qu’elle essayait d’organiser en collectifs, allant du 25 novembre (journée internationale de lutte contre les Violences Faites aux Femmes) au 10 décembre (Journée mondiale des droits humains).

Cette campagne, qui a été réalisée jusqu’à présent à Oran, Mostaganem, Sidi Bel Abbès, Tiaret (Frenda, Sougueur) avec les partenaires de ces villes, prend, pour l’édition de 2014, une ampleur nationale en touchant neuf wilayas : Oran, Sidi Bel Abbès, Mostaganem, Tiaret, Alger, Tizi Ouzou, Béjaia, Annaba, Batna, etc) et dure un mois!

Une trentaine d’associationset collectifs se mobilisent pour animer la campagne, parler des violences, les faire connaître pour que la lutte contre ces violences, contre les discriminations et les inégalités qui les nourrissent devienne l’affaire de tout le monde. Pour que le silence et l’impunité ne soient plus les seules réponses aux violences faites aux femmes.

La campagne est organisée dans le cadre du projet «Un réseau de jeunes pour l’Egalité entre les femmes et les hommes», réalisé par l’AFEPEC, en partenariat avec GDMed/France (Genre et Développement en Méditerranée) et soutenu par la Commission Européenne. Des jeunesinscrit-e-s au Certificat Genre, Egalité et Actions Associatives (activité réalisée dans le cadre de ce projet) ont rejoint cette 8ème édition en s’organisant en collectifs de Jeunes dans leur wilaya et se mobilisent activement pour lever le voile sur les Violences Faites aux Femmes, briser le silence et casser les tabous.

La campagne sera marquée par une trentaine de conférences/débats et de projections/débats, des ateliers de formation, des expositions, des concerts, l’organisation d’un concours national de la meilleure affiche, une dizaine d’émissions radio, la réalisation d’une enquête auprès des jeunes sur les agressions verbales dans l’espace familial et l’espace public, la réalisation/production de chansons, la réalisation d’un film documentaire, la conception/élaboration/impression et diffusion d’une affiche et d’un dépliant sur les violences conjugales. Des rubans blancs seront diffusés lors des diverses activités.

La campagne sera également un moment de réflexion sur les réalités des violences conjugales et les solutions à apporter ; ainsi l’AFEPEC publie un texte élaboré sur la question en 2010 et organise un atelier de réflexion. La deuxième session du Certificat Genre, Egalité et Actions Associatives et celle de la formation aura lieu entre le 13 et le 19 décembre et regroupera chacune une vingtaine de jeunes venu-e-s d’une dizaine de wilaya ; elle sera consacrée au thème des violences faites aux femmes.

La campagne 2014 est organisée en collaboration avec une trentaine de partenaires: à Oran avec le Club Générations Oranaises/GO, Le Collectif de Jeunes d’Oran, Drôles-Madaires Troupe d’improvisation théâtrale, Club d’étudiants MAC/ Mecanicals Activities Club, le Collectif d’Artistes, Civ.oeil Association des arts visuels et plastiques, Association Bel Horizon, Association Le Petit Lecteur, Association Chougrani APROSCH, Association de Protection Contre le Sida/APCS, Maison de Jeunes Ibn Sina (Ex Victor Hugo), Centre Culturel Hai Ed Daya (Ex Petit Lac) ; à Sidi Bel Abbès avec le Club Banquet de Platon/BP et l’Association Paroles et Ecritures; à Mostaganem avec le Collectif de Jeunes de Mostaganem ; à Tiaret avec l’Association Espoir Promotion de la Femme de Frenda et l’Association Salem El Akhder (Green Peace), l’Association Enfance en détresse, et l’Association Hai Derouiche de Sougueur ; à Annaba avec l’Association caritative pour les enfants défavorisés/ACED ; avec les collectifs de Jeunes à Alger, Tizi Ouzou, Béjaia etBatna, etc.

 

AFEPEC Déclatration Campagne 2014 contre les VFF

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Pour information … Autour du 25 novembre 2013 en Algérie

Article du quotidien national algérien  » HORIZONS »

Publié le 16 novembre 2013 par Djamila CHAOUCH

« Journée internationale contre les violences faites aux femmes »

Pour une loi spécifique

« Non à la violence faite aux femmes ! Pour une législation spécifique et une loi qui protège les femmes, halte à l’impunité, assez de violence. »

Ce sont les mots d’ordre qu’a choisis l’Association pour l’émancipation de la femme (AEF) et le réseau Wassila pour célébrer la Journée internationale contre les violences faites aux femmes, qui coïncide avec le 25 novembre de chaque année.

Une conférence de presse a été conjointement animée, hier, à Alger, par Soumia Salhi et Dalila Imarène Djerbal, respectivement présidente de l’AEF et membre du réseau Wassila. Profitant de cet évènement, elles comptent organiser une randonnée pédestre au parc zoologique de Ben Aknoun pour réitérer une revendication qui leur tient à cœur : une loi spécifique qui sanctionne les violences faites aux femmes. Cette randonnée est organisée avec l’appui technique de la Fédération algérienne d’athlétisme, le Comité olympique algérien et l’UGTA.

« Agissons ensemble pour faire progresser notre législation. Parce que c’est une loi spécifique qui n’est pas prise en compte dans le code pénal, la loi doit définir les différentes violences, et pour l’intégration de la déclaration 93 des Nations unies », dira Soumia Salhi. « Nous avons besoin de mesures concrètes pour protéger les femmes quand elles déposent plainte afin qu’elles ne se retrouvent pas victimes de représailles à la maison ou dans la rue sans oublier la violence symbolique », a-t-elle ajouté.

Pour elle, les images qui font des femmes des objets sexuels, des images négatives qui favorisent la banalisation de la violence et même la justifient doivent être bannies. « Notre message : ça suffit cette violence », dira, pour sa part, Dalila Imarène Djerbal.

Selon les animatrices de la conférence, la loi ne protège pas suffisamment les victimes de violence. Elles revendiquent donc une loi qui criminalise la violence sous toutes ses formes. La femme a droit à la sécurité, l’intégrité et la dignité dans la famille et dans l’espace public : au travail, à l’école, dans la rue ; des droits qui sont pourtant garantis par la Constitution mais loin d’être appliqués, n’ont-elles cessé de marteler. Pour l’année 2012, la Gendarmerie nationale a fait état de 5.797 cas de coups et blessures, 261 femmes tuées, 297 viols et 329 attentats à la pudeur, et 46% des agressions ont eu lieu en milieu familial.

Certes, partout dans le monde, les femmes subissent des violences comme aux USA où il y a près de cent mille viols par an et en France, où on compte un viol toutes les sept minutes. La Journée internationale contre les violences faites aux femmes est, pour les conférencières, une occasion d’élaborer un plaidoyer et de faire une analyse critique de la discrimination et des violences mais aussi pour réactiver la proposition de loi que des parlementaires, hommes et femmes, ont approuvée, déposée à l’Assemblée populaire nationale le 25 janvier 2012.

 

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Caricatures de Daïfa, amie de l’ASFAD

Sur le Code de la famille algérien, en solidarité avec les femmes algériennes

Album dessins Daïfa – Code de la famille

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Juillet 2003

Collectif « 20 ans Barakat! »

constitution du collectif 20ans barakat  :  Juillet 2003

 

Présentation

y ont participé depuis sa création plusieurs association de femmes et aussi des associations de l’immigration et de solidarité : APEL ( Association pour l’égalité devant la loi) ,  ASFAD  (Association de solidarité avec les femmes algériennes démocratiques), ATF (Association des Tunisiens en France), Association 20ans barakat, La maison de femmes de Paris, FIL – ACB ( Groupe femme de l’Association de Culture Berbère),  le Mouvement du Planning Familiale français, Le Rajfire, Pluri elles Algérie. D’autres groupes soutiennent ce collectif et la campagne 20ans Barakat : La commission femmes de la FASTI, le collectif Rupture, CLEF, Casbah Avenir, ALFA (NAntes), ASPA (Evry), ….

 

Objectif

Mener une campagne autour des 20 ans du code de la famille algérien en le dénonçant et organiser un certains nombres de manifestations et actions pour relayer la campagne en Algérie.

 

Les outils de la campagne

Un CD et un clip « Ouech dek » produit par l’association 20ans barakat dont les bénéfices seront versés au profit des associations participantes à la campagne en Algérie.
Plus 6000 CD ont été vendus à ce jour. Le clip est diffusé une fois par jour sur Beur-TV

Le CD est en vente auprès des associations qui constituent le collectif mais aussi à la boutique de Beur FM et à la Librairie PUBLICO au 145, rue Amelot à Paris.

 

Contact

Adresse : c/o ASFAD, 94 bd Masséna 75013  Paris

Tel 01 53 79 18 73

Courriel : barakat20ans@aol.com

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L’ASFAD et les Associations féministes en Algérie

Les manifestations d’octobre 1988 ont fait suite à une libéralisation de la vie politique en Algérie.

La constitution sera modifiée dans le sens de la liberté d’association. Les femmes militantes profitent de cette ouverture et créent leurs associations : ainsi naissent , entre autres:

-  l’AELFH (Association pour l’Egalité entre Les Hommes et les Femmes),

- l’AEF (Association pour l’Emancipation des Femmes),

- l’ADPF (Association de Défense et Promotion des Droits de la Femme),

- l’AITDF (Association Indépendante pour le Triomphe des Droits des Femmes).

La montée de l’Islamisme s’accompagne de violences sans précédent à l’égard des femmes.

Certaines dénoncent ces violences et réaffirment leurs revendications : abrogation du code de la famille et promulgation de lois égalitaires en organisant des rassemblements, des manifestations avec envoi de délégations auprès des autorités.

Au fil des actions, elles ressentent le besoin de mener ces luttes de façon plus unie et mettent en place une Coordination Nationale qui réunira plus de 14 associations et divers groupes embryonnaires venus des quatre coins d’Algérie (Alger, Oran, Constantine, Tizi-Ouzou,….).

Les premières assises de cette coordination se concrétiseront par la rédaction et la promulgation d’une plate-forme de ce mouvement.

La coordination cessera de fonctionner après l’arrêt du processus électoral en Janvier 1992, essentiellement en raison des divergences d’appréciations de la nouvelle situation politique.

L’ASFAD et auparavant le RISFA ont voulu être un relais en France des actions de ces associations dont certaines faisaient partie de la Coordination Nationale. Point de départ de ce relais, mars 1994: l’Algérie est alors plongée dans un cauchemar sanglant d’attentats et de crimes ciblés. Les femmes sont particulièrement visées par les islamistes. Des ultimatums leur enjoignant de se « couvrir » sous peine d’exécution sont placardés dans certaines villes de la Metidja. Celles qui ont osé militer (sur leur lieu professionnel ou dans la société civile) sont traquées, de la même façon que celles qui excercent des « professions de débauches » (coiffeuses, esthéciennes etc…).

22 mars 1994, en France, en solidarité avec ces associations, le RISFA appelle à un rassemblement place des Droits de l’Homme au Trocadéro qui fait écho à celui organisé le même jour à Alger, pour combattre les islamistes et lutter pour la démocratie.

Par la suite, ce travail de relais se poursuivra, et plus particulièrement, chaque année, lors de la Journée internationale des femmes. Dès le 8 Mars 1996, pour être plus efficace dans ce travail de soutien, l’ASFAD s’est unie avec les associations APEL, Pluri-Elles Algérie (associations nées dans le même contexte et ayant les mêmes objectifs que l’ASFAD): ce qui a donné naissance à la « Coordination 8 mars Algérie« .

Les associations de femmes algériennes ne mènent pas seulement un combat contre l’islamisme politique, elles luttent aussi contre le Code de la famille voté en 1984 par l’Assemblée Populaire Nationale, composée uniquement de députés FLN. Le gouvernement refuse de modifier ce Code qui fait des femmes des mineures sur le plan juridique. Ce combat militant n’est pas médiatisé en Algérie, encore moins en France.

La « Coordination 8 Mars Algérie » dès sa création et au fil des années, s’est efforcée, au délà des actions de protestations contre les assassinats ciblés ou aveugles de civils en Algérie, de médiatiser le combat des femmes algériennes pour l’abrogation du Code de la famille et la promulgation de lois civiles égalitaires.

Ainsi en 2003 les associations féministes en Algérie décident le lancement d’une campagne « 20 ans Barakat » (20 ans que le code de la famille sévit, ça suffit).

Peu après cette campagne, se met en place en France un collectif « 20 ans Barakat » se constitue en France (composé des associations : ASFAD, APEL, Association « 20 ans Barakat », ATF, FIL-ACB, Pluri-elles – Algérie) en écho à celui crée en Algérie. Différentes actions auront lieu tout au long de l’année 2004 :

- concerts au profit du collectif « 20 ans Barakat » en Algérie,

- manifestation devant l’Ambassade d’Algérie,

- rencontres, débats à Paris en banlieue, en province,

- pétition, publication d’un magazine par le collectif en Algérie…

Le gouvernement algérien a examiné et adopté un certain nombre d’amendements du Code de la famille. Après vingt ans de luttes plurielles et multiformes menées par les femmes pour des lois égalitaires, les amendements proposés sont loin – très loin – de mettre fin à toutes les discriminations dont elles sont victimes.

Une seule mesure constitue une avancée – sociale – réelle : il est fait obligation à l’époux, en cas de divorce, d’assurer à la mère qui a la garde des enfants, un logement décent, ou à défaut son loyer ou son maintien au domicile familial.

Les autres propositions d’amendements demeurent nettement insuffisantes et ne réalisent pas l’égalité proclamée :

- la polygamie, quoique plus restrictive, est maintenue ;
- l’autorité parentale pour la mère est accordée à la femme divorcée mais pas à la femme mariée ;
- Le droit au divorce pour les femmes, s’il est étendu à trois motifs supplémentaires, est toujours conditionnel, et les hommes gardent leur  pouvoir de répudiation ;
- l’obligation du Wali (tuteur matrimonial) n’est pas supprimée, elle est en option volontaire, ce qui laisse perdurer l’institution ;
- la disposition permettant un contrat de mariage « sur mesure », qui existait déjà de fait, ne peut favoriser que les personnes les plus informées ou les plus fortunées.

Sur d’autres questions importantes comme l’interdiction de l’adoption et l’inégalité devant l’héritage, il n’y a aucun changement : le maintien de ces mesures discriminatoires marque un déni flagrant de l’évolution de la société et de la place qu’occupent les femmes.

Associations de femmes en Algérie (liste à compléter)

AITDF : Association indépendante pour le triomphe des droits des femmes
28, boulevard Mohamed-V, Alger 16000
Tel. 02 736 220

Association SOS femmes en détresse
Complexe culturel de Ben-Aknoun, Alger
Tél. :02 66 67 25
213 260 0793

Collectif féminin Bnet N’soumer
24, boulevard des Pins, Alger

Femmes algériennes unies pour L’égalité des droits
B. P. Local N£5 Garidili-Kouba, Alger, Algerie