Permanence d’accueil

ASFAD / Mairie du XIIIème

Point  » Femmes »

Contre la violence et les inégalités – Des lieux d’accueil, d’écoute, de soutien….

L’ASFAD tient une permanence au Point « FEMMES » à la Mairie du XIIIème le mercredi matin de 9 heures à 12 heures.

Le Journal du 13ème – Mairie 13 ( lire page 17 )

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Les activités de l’ASFAD

Les activités tournent autour de quatre axes principaux :

Accueil, écoute et orientation des femmes immigrées ou issues de l’immigration pour une meilleure autonomie et intégration :

 

 

 

L’ASFAD intervient au cours des journées de formation auprès des professionnels sociaux pour les sensibiliser aux phénomènes de violences spécifiques exercées sur les jeunes filles ou femmes issues de l’immigration, pour la prévention des mariages forcés, violences, etc.

Elle intervient aussi durant des journées d’information et de sensibilisation sur la prévention des mariages forcés dans les lycées et collèges.

Les permanence d’accueils:

L’ASFAD assure deux permanences grâce à sa médiatrices juridique et sociale, et deux membres bénévoles.

L’accueil du public, au siège, se déroule du lundi au jeudi, de 10h à 18h, (le vendredi étant consacré à l’administration). Outre les appels téléphoniques, information, orientation, conseils, la  médiatrice juridique et sociale  accueille sur rendez-vous, celles qui sont en grande difficultés et qui souhaitent régulariser leur
situation administrative.

La bonne conduite des entretiens ainsi que la constitution des dossiers sont  la clef de l’aboutissement de la régularisation administrative. En effet, pour une seule demande, le nombre d’entretiens varient de 2 à 4, et peuvent durer plusieurs heures. La première rencontre est consacrée à la situation globale de la femme reçue. En effet,  dans 90% des cas, les situations irrégulières s’accompagnent des violences physiques et psychologiques à l’égard du sujet, qui de fait se trouve systématiquement en position de vulnérabilité en toute circonstance. Les rendez-vous suivants sont dédiés à la constitution du dossier : plus le sujet  à séjourné longtemps en France, plus le dossier est lourd est difficile à établir.

L’accompagnement et le suivi juridique avec constitution de dossier sont les opérations les plus lourdes en ce qui concerne l’accueil à l’ASFAD.

La permanence se tient tous les mercredis de 9h a 12h. Les femmes reçues en mairie sont soit des victimes de violences, soit des Françaises qui rencontrent des problèmes variés, liés à leur quotidien.

Les sources d’orientations des femmes victimes de violence vers l’ASFAD
Les femmes accueillies à l’ASFAD ont été au préalable orientées par divers canaux :
- les hôpitaux, dès lors qu’elles subissent des violences conjugales ou intrafamiliales

- les services sociaux

- les commissariats

- les mairies, grâce aux différents dépliants mentionnant notre existence

- les associations partenaires avec lesquelles nous travaillons en réseau

- les particuliers qui nous ont côtoyées dans le cadre ou hors cadre associatif
Analyses de l’accueil

Les femmes reçues à notre permanence sont de nationalités diverses avec des parcours tout aussi variés.

Nous avons remarqué une problématique pour celles qui viennent d’ailleurs : la majorité de ces femmes étaient venues dans le cadre du regroupement familial mariées à des résidents en France ou à des binationaux. Elles sont venues munies d’un visa long séjour d’installation qui leur permettrait d’avoir une carte de résidence dès leur arrivée.

Le problème auquel elles se retrouvent confrontées est que le mari refuse de les accompagner à la Préfecture de Police pour être en possession d’une carte de séjour.
L’accompagnement par le mari est obligatoire pour convaincre les autorités préfectorales de la réalité de la vie commune.

Bon nombre d’entre elles nous racontent qu’elles se retrouvent non pas au domicile conjugal du mari, mais chez la belle famille. Elles sont dans une situation d’esclavagisme, si on peut qualifier les actes comme cela, obligées à faire toutes les tâches ménagères pour tout le monde, privées de sorties, et pour
certaines privées même de nourriture, avec en plus séquestration de papiers – passeport, livret de famille, etc. – soit par le mari, soit par la belle famille. Lorsqu’elles osent parler de leur droit au séjour, elles se retrouvent jetées à la rue, et divorcées par le mari au pays d’origine.

Ces femmes ont peur de porter plainte contre le mari ou la belle famille pour violences suite aux menaces à leur encontre, et surtout lorsqu’elles se retrouvent en situation irrégulière.

L’ASFAD les accompagne dans leur démarches administratives, et avec son réseau les oriente vers les professionnels sociaux qui peuvent les aider matériellement et vers des centres d’hébergement pour qu’elles puissent vivre dignement.

Il faut savoir que retourner dans leur famille au pays d’origine, serait une honte pour elle et pour leurs parents. Elles le refusent donc. Elles sont aussi persuadées qu’une femme de retour après un mariage manqué trouve difficilement à s’insérer dans la société d’origine.

Les femmes immigrées ou issues del’immigration victimes de violence conjugale :

Plusieurs situations se sont présentées à nous :

-         Le mari est violent lorsqu’il est au chômage, alcoolique, impuissant…

-         Le mari est sous l’emprise de sa famille lorsqu’il vit avec elle.

-         Le mari a une double vie avec une autre femme et des enfants…

 

Echanges d’info

A la demande d’assistantes sociales et autres socioprofessionnels, de jeunes chercheuses, d’étudiantes, etc., de très nombreux entretiens – de deux heures en moyenne pour chacun – ont eu lieu à notre permanence avec la médiatrice juridique et sociale sur les droits des étrangers, les mariages forcés, les femmes victimes de violences conjugales et familiales, les Codes de statut personnels des trois pays du Maghreb, etc.

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Toute l’année se succèdent les appels téléphoniques de personnes en difficulté, d’assistantes sociales ou d’éducateurs confrontés à des cas délicats, des services de mairies ou encore de médecins de collèges et lycées.

La permanence de l’ASFAD est ouverte du Lundi au Jeudi de 10h à 18h et le Vendredi matin. Il faut au préalable prendre rendez-vous par téléphone.La médiatrice juridique et sociale, formée aux droits des étrangers en France, reçoit des femmes confrontées à des problèmes juridiques et les aide à accomplir les démarches nécessaires notamment pour leur régularisation : entretiens, constitution et suivi des dossiers, accompagnement auprès des instances administratives,conseils juridiques, orientations, etc.