Bulletin

«Ici & Là-bas»

Bulletins d’information de L’A.S.F.A.D.

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Numéro 30 – Mars 2012

Spécial 8 mars 2012

A l’occasion de la Journée Internationale pour les Droits des Femmes, l’ASFAD (Association de Solidarité avec les Femmes Algériennes Démocrates) et la Mairie du 13e présentent pour la première fois en France, la pièce de Théâtre « Libere » (Libres), écrite par Cristina Comencini, suivie d’un débat…

2 – ASFAD Ici & Là-Bas n°30 – Mars 2012
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Numéro 28 – mars 2011

« 8 mars 2011 »

L’édition 2011 de la journée internationale des femmes se déploiera durant une semaine, du 7 au 11 mars 2011, sur différents arrondissements parisiens, autour de la thématique suivante : « l’insertion professionnelle et l’emploi des femmes ».En effet, 2011 étant l’année européenne du bénévolat / volontariat, la Mairie de Paris avec Mme Fatima Lalem, adjointe au Maire Chargée de l’Egalité Femmes / Hommes, organise à cette occasion des manifestations avec une riche programmation ; elle donnera la parole aux associations de terrain et aux femmes concernées, avec des échanges de bonnes pratiques autour des points suivants concernant l’emploi des femmes : insertion sociale et professionnelle, création d’entreprise par les femmes et implication de celles-ci dans l’économie sociale et solidaire…
Ici & Là-Bas n°28 – Mars 2011

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Numéro 24 – mars 2010

« 8 mars 2010 »

« Contre les violences faites aux femmes »

L’ASFAD a organisé le 26 novembre 2009, avec la collaboration de la Direction du Service Social Polyvalent du XIIIème, une rencontre-débat autour de « la violence faite aux femmes » et une exposition d’œuvres peintes.
Mme Fatima LALEM, adjointe au Maire de Paris, nous a fait honneur de sa présence; son intervention très enrichissante a suscité un vif débat avec nos invités.
Ici & Là-Bas n°24 – mars 2010
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Numéro 23 – juillet 2006

« Hommage à notre amie Nasséra Si-Mohamed »

Nasséra s’est éteinte le 19 juillet 2006 à l’âge de 50 ans des suites d’une grave maladie.
Nasséra était d’une énergie incroyable. Son étonnantecapacité de travail lui a permis de faire beaucoup pour le groupe FIL – Femmes vd’Ici et de Là-bas – qu’elle avait créé au sein de l’Association de Culture Berbère, qu’elle animait avec quelques militantes. Nasséra s’est battue pour
les droits des femmes en France et en Algérie et particulièrement pour l’abrogation du Code de la Famille algérien.
A l’ACB où elle militait également contre les discriminations et pour la laïcité ; elle dirigeait depuis des années la troupe de danse « Amendil » où des générations entières de jeunes filles et de femmes ont appris à danser avec elle.
Elle a fait sienne cette phrase de Boudiaf : « une société sans femmes est une société infâme ».
Malgré sa maladie, elle n’a pas manqué le passage de la Caravane 2006 à Paris, manifestation qu’elle a préparée avec nous jusqu’à la fin.
La maladie a fini par vaincre, malgré son combat acharné, mais elle ne viendra jamais à bout de l’esprit qu’elle a su insuffler à travers son militantisme. Cet esprit c’est celui de la rigueur, de la tolérance, du respect et le refus de transiger sur les principes fondamentaux : liberté, égalité ; le plus bel héritage qu’elle puisse nous faire, à nous, femmes d’ici et d’ailleurs…
Ici & Là-Bas n°23 juillet 2006
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Numéro 22 – juillet 2005

« 10 ans déjà… »

5 juillet 1995 – 5 juillet 2005. Dix ans.

Dix ans que l’ASFAD a été créée avec des objectifs précis : aider ici et là-bas les femmes algériennes et, en particulier, celles victimes d’un terrorisme aveugle et sanglant qui frappait l’Algérie dans les années 9O. Mobilisation rapide, dès 1994, des féministes françaises et algériennes issues de l’immigration, auxquelles se joignirent celles qui arrivaient d’Algérie, ayant souvent tout abandonné pour sauver leur vie et celle de leur famille.
L’activité essentielle de l’association  a été depuis dix ans  l’écoute, l’aide aux femmes maghrébines en difficulté ici, ainsi qu’une solidarité permanente avec celles qui continuent à lutter pour leurs droits là-bas, dans un Etat qui assigne aux femmes un statut d’infériorité.
Le bilan positif de ces années de militantisme mérite que l’on se retrouve pour célébrer cet anniversaire.
Ce sera fait, le samedi 3 décembre 2005, lors d’un colloque qui se tiendra au Sénat et auquel, dès aujourd’hui, nous vous invitons.  Une soirée festive sera également organisée à cette occasion…
Ici & Là-Bas n°22 juillet 2005
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Numéro 21 – janvier 2005

« Année de bilan, année de projets … Assumons les deux ! »

Tous nos meilleurs vœux pour cette nouvelle année 2005

Janvier 2005. Dans six mois l’ASFAD fêtera ses dix ans. Année de bilan ? Année de projets ? Assumons les deux.
Nous préparons la publication d’une étude sur les dix ans d’activité à notre permanence. Des centaines de femmes écoutées, conseillées, aidées…
L’ASFAD a depuis 1995 poursuivi une démarche originale en se spécialisant dans cet accueil des femmes en difficulté, immigrées ou issues de l’immigration, et dans la lutte contre les violences dont elles sont victimes: victimes d’un Code de la famille archaïque, victimes de textes aberrants découlant des accords bilatéraux entre les deux pays, victimes de violences conjugales, de répudiation, de mariage forcé, etc.
«Bilan» de ces violences mais aussi «projets» pour mettre en œuvre des actions afin que cessent les discriminations et l’injustice, car l’ASFAD est une association féministe militante qui agit avec d’autres femmes afin que le combat pour une égalité des droits entre les femmes et les hommes aboutisse, dans tous les pays et particulièrement au Maghreb…
Ici & Là-Bas n°21 janvier 2005
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Numéro 20 – juillet 2004

« Une activité débordante et des mobilisations importantes»

Les derniers six mois ont été particulièrement riches en mobilisations militantes. Nous avons été sur plusieurs fronts.
Les 20 ans du Code de la famille algérien ont été pour nous et pour nos partenaires l’occasion de mener une campagne de dénonciation et d’interpellation pour demander l’abrogation du Code de la famille. Pour cette campagne un collectif « 20 ans, Barakat » s’est créé, l’ASFAD en fait partie. Elle est intervenue dans l’ensemble des actions et manifestations organisées pour cette campagne.
Lancée en janvier 2004 avec la présentation d’un CD et d’une vidéo ainsi que différents débats, la campagne « 20 ans, Barakat » s’est poursuivie par une interpellation du président algérien (rassemblement devant l’Ambassade d’Algérie, lettre ouverte).
Enfin, signalons le concert organisé à l’Espace Reuilly qui a réuni une pléiade de chanteurs. Cette campagne de soutien sera relayée là-bas, du moins nous l’espérons, comme nous espérons que le pouvoir algérien entendra qu’il devient urgent d’abroger ce Code et que ne pas y toucher n’est pas seulement néfaste pour les femmes algériennes, mais aussi pour sa politique, son image, et ce, surtout après la révision de la codification familiale au Maroc…
Ici & Là-Bas n°20 Juillet 2004
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Numéro 19 - mars 2004

« 8 mars 2004 »

Code de la Famille algérien « 20 ans, Barakat »

Ce 8 mars 2004, temps fort des luttes des femmes pour leurs droits – tous leurs droits –  se situe, cette année, au cœur d’une période de mobilisation autour de la laïcité.
Les femmes aujourd’hui encore, vont manifester et, en particulier, en ce qui nous concerne, contre les discriminations dont sont victimes les jeunes femmes et jeunes filles immigrées ou issues de l’immigration. Discriminations de plus en plus médiatisées, mais auxquelles aucune politique n’apporte de réelles solutions.

Ce 8 mars 2004 doit faire ressortir cette exigence de droits égaux pour toutes ces femmes sur le territoire français, quelques soient leurs origines.

Droits égaux aussi entre les hommes et les femmes, puisque cette égalité est inscrite dans notre constitution. Egalité qui récuse donc ce signe de soumission qu’est le voile, dont le port devient anticonstitutionnel et que nous considérons de plus, en France, comme une régression dans l’avancée des droits des femmes…
Ici et Là-bas n° 19 mars 2004
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Numéro 18 – octobre 2003
FORUM SOCIAL EUROPEEN AU FEMININ

« Femmes migrantes, actrices d’une autre Europe … »

… Les femmes ont obtenu d’organiser en amont du F.S.E., dans la journée du 12 novembre 2003, une Assemblée Européenne pour les Droits des Femmes mais participeront aussi à l’ensemble du F.S.E.
Les travaux se dérouleront lors de plénières et d’ateliers pour l’Assemblée Européenne des Femmes et de séminaires pour le F.S.E.
Pour préparer ateliers et séminaires, la Commission Marche Mondiale du Collectif National pour les Droits des Femmes a mis en place plusieurs Commissions :
Femmes et Guerres, Violences faites aux femmes, Droit de choisir, Travail/ précarité /pauvreté, Femmes et Migrations, Femmes et pouvoir.
L’ASFAD participe à la Commission « Femmes et Migrations » qui doit organiser l’atelier « Femmes migrantes, actrices d’une autre Europe » et le séminaire « Femmes et Immigration » .
L’atelier « Femmes migrantes actrice d’une Nouvelle Europe » se propose de favoriser la rencontre entre femmes vivant dans divers pays sur les thèmes :
-  politiques et lois sur l’immigration et leurs conséquences pour les femmes;
-  apport des femmes migrantes aux sociétés européennes (culturel, social, citoyen, économique) et à leurs pays d’origine (solidarité et développement) ainsi que sur le plan transnational (mouvements, luttes et associations de femmes migrantes).
Dans une deuxième partie, on discutera des perspectives d’action commune, du développement de nos réseaux, ainsi que de nos revendications.
Le séminaire « Femmes et Migrations » devra aussi être une rencontre internationale. Des femmes de différents pays (pays d’immigration, mais  aussi d’émigration, comme le Maghreb et l’Europe de l’Est) apporteront leur contribution.
La présentation se fera avec un état des lieux en Europe (sur le plan législatif, social, politique), et dans les pays d’émigration.
Sera évalué l’impact des politiques d’immigration européennes sur les femmes et aura lieu le débat dont l’objectif sera d’avancer vers des perspectives et des  actions communes.
Quant aux revendications que nous proposons, elles rassemblent ce qui a été énoncé depuis des années par les mouvements de femmes issues de l’immigration et de solidarité :
-   contre les doubles violences et doubles discriminations ;
-   contre le racisme ;
-   contre les codes de statut personnel discriminatoires ;
-   pour une participation active des migrantes, immigrées, réfugiées aux mouvements sociaux ;
-   pour l’égalité des droits et la citoyenneté de résidence.
ici et là-bas n°18 – Octobre 2003
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Numéro 9 – avril 1999

« Le Butin, El-Ghanima»
Pétitions, manifestations, colloques, articles dans la presse…les femmes algériennes qui se battent pour l’abrogation du code de la famille ont eu recours à toutes les formes de communication possibles pour alerter les femmes et les autorités nationales et internationales.
Pourtant une idée plus originale encore leur est venue. Les militantes d’Algérie ont décidé que le théâtre pouvait être une manière originale de dénoncer ce statut de femmes, aberrant au XXème siècle. Auteur et metteur en scène, Hamida Aït El Hadj a conçu et réalisé avec farid Bennour « Le Butin, El Ghanima ». Créé en Algérie le 8 mars 1998, elle a obtenu un très vif succès auprès du public féminin d’Alger lors de la Journée internationale des femmes. Après cette date, la pièce a été jouée dans plusieurs villes – Oran, Tizi Ouzou, Béjaia, etc. -. Succès identique pour la troupe. Femmes voilées ou non se rendaient à la représentation qui avait lieu parfois après de multiples difficultés pour obtenir et installer la scène. «  Une fois, raconte Hamida, nous n’avions aucun projecteur pour l’éclairage. On nous en prêta, venus d’une autre salle. On vit alors qu’ils n’étaient pas munis d’ampoules. Il fallut en acheter en catastrophe »…
Ici et Là-Bas avril 1999
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